Le massage dans l'Histoire
Le travail du toucher sur le corps remonte à la nuit des temps, tant ce rapport est instinctif chez l'homme. Chinois, Indiens, Egyptiens, Grecs et Romains y recouraient déjà à des fins thérapeutiques, tandis qu'en Europe, l'Eglise catholique proscrivait ces pratiques, considérées comme des plaisirs charnels et non des techniques de soins. Il fallut attendre la fin du XIXème siècle pour qu'il soit petit à petit réhabilité.
Le massage est l'une des thérapies les plus anciennes au monde. Il est quasiment impossible d'en déterminer les origines avec précision. L'utilisation du toucher pour laver, entretenir et frictionner le corps est un comportement que l'homme partage avec de nombreux animaux. Le toucher est instinctif. De là à développer la capacité naturelle pour en faire un art de la guérison, il n'y a qu'un pas. Toutes les cultures ont eu recours à une forme de massage et chaque langue, qu'elle soit ancienne ou moderne, a un terme pour le désigner. En Orient, la tradition du massage perdure de manière ininterrompue, alors que cette pratique est plus irrégulière dans les cultures occidentales.
Le monde ancien et classique
Les textes médiaux chinois anciens, vieux de quelque 5 000 ans, conseillent de frotter le corps afin de protéger contre le rhume, d'assouplir les organes et de prévenir les affections mineures. Pour les Grecs anciens, la perfection physique était de la plus haute importance et le massage jouait un rôle clé dans cette exaltation du corps. Les complexes sportifs, les fameux gymnasia, avaient des salles d'entraînement en plein air, des terrains de sport et des salles de massage. Dans la grèce antique, le massage était recommandé pour traiter la fatigue, les blessures sportives ou de guerre, ainsi que les maladies. Au Vème siècle avant notre ère, Hippocrate, le "père de la médecine moderne ", déclarait être expérimenté dans l'art de " frictionner " et prescrivait un bain parfumé suivi d'un massage quotidien aux huiles pour être en bonne forme et en parfaite santé.
A partir du moyen-âge
En Europe, le toucher était associé au " plaisir charnel " aux yeux de l'Eglise catholique, et le massage condamné en temps qu'activité hautement immorale. Sa pratique fut reléguée au domaine folklorique et sa maîtrise transmise de façon matrilinéaire (transmission par la mère) -via la sage femme- de pair avec celle des herbes et autes remèdes curatifs. Ce type de connaissances était considéré d'un mauvais oeil et les praticiennes susceptibles d'ête persécutées pour sorcellerie. 
L'époque moderne
C'est à la fin du XIXème siècle qu'un gymnaste suédois, Per Henrik Ling (1776-1836) remit au goût du jour le massage thérapeutique en Europe. S'étant lui même guéri de rhumatismes, Ling mit au point un système de massage reposant sur la physiologie, les mouvements de gymnastique et le massage. Bénéficiant du patronage royal, les méthodes de Ling posèrent les fondations de la physiothérapie moderne avec la création en 1894 de la société des masseurs professionnels. Cet intérêt se développa de manière incontrôlée jusque dans les années 1960, lorsque les centres de développement personnel, notamment l'Institut Esalen en Californie, adaptèrent la thérapie de massage en traitement holistique afin d'équilibrer l'esprit, le corps et les émotions, plutôt que de se contenter de soulager les douleurs musculaires. Depuis, cette approche holistique est largement associée à la médecine conventionnelle pour compléter les traitements médicaux classiques.
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