Le lait une sacrée vacherie ?

Publié le par Isabelle

vache-qui-rit-1.jpgVoilà les images que la nature nous offre. Le lait aliment unique d'élevage pendant quelques mois consommé directement de la mamelle à la bouche. Ensuite vient la période de sevrage, la source se tarit jusqu'à la gestation suivante et le petit mammifère adopte le mode nutritionnel de son espèce.

Aucun animal adulte ne boit du lait. Le processus de lactation est ainsi fait qu'aucun animal adulte ne puisse boire de lait.

L'homme est le seul animal à boire du lait toute sa vie quand bon lui semble. Il a inventé de transgresser la loi naturelle de la lactation. Il faut remarquer que l'homme, est le seul à transgresser cette loi physiologique, biologique. L'homme donc est aussi le seul à avoir inventé les maladies cardio-vasculaire, l'obésité... Il n'y a pas d'animal sauvage obèse.

Ce qui compte en réalité n'est pas ce qui est apporté dans l'intestin mais bien ce qui est intégré dans les cellules et là beaucoup d'éléments nous sont inconnus, mais ce que nous connaissons aggrave considérablement les différences entre les laits car la biodisponibilité du lait de femme pour le nourrisson est optimale, elle est bien moindre pour le lait de vache ; si nous prenons l'exemple du fer :

-le fer du lait de femme est absorbé entre 50 et 80 %

-le fer du lait de vache est absorbé entre 5 et 10 %

Il est bien sûr complètement dépourvu d'éléments de défense anti-infectieux adapté au petit d'homme, on n'insistera jamais assez sur ce dernier point : il ne peut y avoir ni éléments cellulaires ni humoraux, même les éléments non spécifiques divergent énormément : il y a 3 000 fois moins de lyzosyme dans le lait de vache que dans le lait de femme. Il s'agit d'une erreur diététique majeure, une malnutrition par excès d'autant que ces enfants consomment par ailleurs viande, poisson, légumes et fruits. Or le lait n'est qu'un élément d'une alimentation déjà pléthorique. Pourquoi s'étonner dès lors des pathologies de surcharge ? Il est curieux de constater que ces excès nocifs sont perçus par la plupart des consommateurs et présentés par les vendeurs comme une qualité, un avantage. Notre société semble incapable de percevoir le "trop" comme un défaut, une nuisance, un inconvénient.

Nous baptisons ces avertissements ou ces signes de souffrance du nom de "maladie", ce qui nous arrange bien et nous courons chez les marchands de pilules de tous ordres au lieu de réfléchir un peu, d'écouter les plaintes de notre corps et de le respecter un peu.vache-lait.jpg

D'ailleurs, si beaucoup d'enseignants et de médecins continuent à louer le lait, merveilleux aliment complet, voilà bien longtemps que l'industrie agro-alimentaire veut l'adapter et le transformer d'abord pour des commodités de fonctionnement, mais aussi pour le rendre non nocif : beurres allégés, crèmes allégées, fromages maigres, mais maternisé, lait hypoallergique, on va même jusqu'à enlever les graisses du lait pour les remplacer par des graisses végétales, certains ajoutent de la Vitamine D.

Bref, on n'arrête pas le progrès. tous ces produits, de plus en plus nombreux et variés, sont à l'évidence un constat de défauts des produits laitiers.

Une alimentation sans lait, ni laitage, peut apporter suffisamment de calcium ; le lait n'est pas l'aliment le plus riche en calcium, de plus, le problème du calcium dans nos pays n'est pas avant tout une question d'apport mais plutôt d'assimilation et de fixation.

 

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