Les médecines alternatives et complémentaires et la science.

Publié le par Isabelle

Douces, alternatives, naturelles, complémentaires, non conventionnelle, ces expressions désignent des pratiques et des médecines variées : homéopathie, acupuncture, médecine traditionnelle chinoise et ayurvédique, plantes africaines, massages, relaxation, visualisation positive, conseils diététiques, méditation etc. des médecines, des méthodes, des pratiques qui chacune à leur manière aide et soulage. A l'heure actuelle, leur point commun est de ne pas bénéficier de la reconnaissance officielle de la médecine classique... Et pourtant de connaître un succès croissant auprès du  grand public.

Au nom de la science, les milieux médicaux jettent l'anathème sur les MAC. En médecine classique, pour être "validée", donc reconnue, une méthode thérapeutique doit faire ses preuves au cours d'essais selon des critères méthodologiques et un protocole très précis. De telles études supposent que tous les patients ayant la même maladie reçoivent le même traitement ou le même placebo, une substance neutre que l'on substitue au médicament. Or, les MAC, pour la plupart d'entre elles soignent un patient et non une maladie, une personne dans sa globalité et non morceau par morceau. Dès lors, elles entrent difficilement dans de tels protocoles. La majorité des praticiens de médecines naturelles, douces, alternatives, complémentaires souhaitent la reconnaissance de l'originalité de leur pratique. M^me non démontrée, non prouvée scientifiquement, elle serait valable car appliquée avec succès par un grand nombre de personnes depuis très longtemps et cela depuis des générations.Et ça marchecolombe

Aujourd'hui, les patients sont satisfaits parce que cela marche. On sait depuis longtemps que le fait de prendre un traitement entraîne obligatoirement un mieux chez le patient. On appelle cela l'effet placebo. Cet effet existe pour toutes les thérapeutiques mais prend une importance prépondérante lorsqu'il s'agit de soigner des troubles fonctionnels qui ne sont liés à aucune maladie grave d'un tissu ou d'un organe. Certaines personnes y sont par ailleurs particulièrement sensible et certains médecins, en particulier les praticiens en médecines douces, parce qu'ils prennent leur temps ont le don d'amplifier cet effet.

Ce succès incontestable des médecines alternatives et complémentaire, une enquête européenne sur leur utilisation publiée en 2005 avait révélé que 36 % des patients atteints de cancer y avaient recours est peut être en train de faire bouger les lignes. De l'autre côté de l'atlantique, le monde scientifique plus pragmatique s'y intéresse depuis plus de 1 ans. Le NCCAM est un institut qui dépend du NIH américain, le National Institute of Health, un organisme gouvernemental de la santé. Mis en place en 1998, ses missions sont de trois ordres : évaluer les médecines dites complémentaires ou alternatives en utilisant des méthodes scientifiques rigoureuses, assurer la formation des praticiens, disséminer des informations auprès du grand public et des professionnels.       Et en France ?

Le ministère de la santé français semble enfin vouloir se pencher sur les médecines non conventionnelles avec pour objectif. Il a en effet publié le 3 février 2009 dernier un arrêté créant un "groupe d'appui technique sur les pratiques non conventionnels à visée thérapeutique". Placé auprès du directeur général de la santé, ce GAT doit l'aider à concevoir, mettre en oeuvre et suivre "la politique de lutte contre les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique dangereuses, et de repérage des pratiques prometteuses". La fin de la chasse aux sorcières.. Peut être?

 

 

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